Le gouvernement libanais a fait passer en 2010 la loi 132 sur les ressources pétrolières offshore. Cette loi définit les droits de l’État sur l’exploitation des réserves situées dans les 22730 km² de la Zone Économique Exclusive (ZEE) du pays dessiné en 1982. Elle prévoit également la création d’une Autorité du Pétrole formée en décembre 2012 et chargée de gérer toutes les procédures en mer. Par contre, la Direction Générale du Secteur Pétrolier est chargée de toutes les procédures en terre. Le 15 février 2013, le Ministère de l’Énergie et de l’Eau a annoncé le lancement de la phase de pré qualification des compagnies intéressées par l’exploration pétrolière et gazière dans les eaux territoriales libanaises. Les statistiques du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur montrent qu’il s’agit d’un besoin de 150 ingénieurs et 9000 techniciens pour réaliser ce projet tandis qu’il existait 400 ingénieurs et 0 techniciens avant le commencement de ce projet.
Données de contact des acteurs impliqués
Nom et Prénom : NASR Walid
Qualité : Président (tournant)
Organisation : Autorité du Pétrole/Lebanese Petrolium Administration (LPA)
Adresse : Marfaa, Immeuble 200, 1er Étage
Téléphone : 01 998 780
Email : info@lpa.gov.lb
Site web : www.lpa.gov.lb
Nom et Prénom : FEGHALI Aurore
Qualité : Directrice Générale
Organisation : Ministère de l’Énergie et de l’Eau/Direction Générale du Secteur Pétrolier
Adresse : Beyrouth- Corniche du Fleuve
Téléphone : 01 565040
Email : aurore.feghali@gmail.com
Site web : www.energyandwater.gov.lb
Ancrage dans son contexte
Le projet de lancer les disciplines liées à l’exploration et la production de pétrole et de gaz naturel au Liban est une réalité actuelle pour le besoin du marché du travail.
L’exploration pétrolière et gazière dans les eaux territoriales libanaises a divisé la Zone Économique Exclusive (ZEE) du pays en 10 blocs dont la surface de chacun varie entre 1259 km² et 2374 km² dans le cadre de l’appel d’offres pour l’attribution de licences d’exploration. Au moins trois appels d’offres seront nécessaires pour chaque bloc et chaque consortium devra être composé de trois entités dont un opérateur. Les compagnies retenues seront contraintes d’employer 80% de Libanais.
Les institutions porteuses de la pratique ou les organismes qui gèrent ce projet sont le Ministère de l’Énergie et de l’Eau et l’Autorité du Pétrole « Lebanese Petrolium Administration (LPA) ».
Comme populations cibles visés, nous pouvons dire que tout le monde est intéressé par ce sujet puisqu’il rapporte un intérêt au niveau académique, économique, industriel et d’autres.
L’Autorité du Pétrole (LPA) a sélectionné trois entreprises internationales sur lesquelles s’appuie ce projet : le géant français Total, l’italien Eni et la compagnie russe Novatek.
Visibilité de l’action
Les moyens de communication utilisés tellement efficaces pour faire diffuser ce projet et le rendre visible sont à travers la presse nationale et internationale, le contact direct des Ministères avec les entreprises concernées et la réalisation des conférences sur l’Université Entrepreneuriale comme par exemple la 2ème conférence de l’Université Entrepreneuriale réalisée par l’Association Libanaise pour l’Avancement des Sciences (LAAS) en Janvier 2017.
Les objectifs de communication atteints sont :
– Obliger les étudiants à avoir des diplômes de toutes les disciplines.
– Faire impliquer tous les domaines scientifiques et littéraires dans les projets internationaux (Erasmus+, Horizon 2020, USA, …).
– Informer les étudiants universitaires et leur apprendre à rentrer dans l’arène de la vie en travaillant avec des professionnels parce que l’université fait partie de la relation entre le marché du travail et la spécialisation professionnelle.
– Essayer d’éduquer les étudiants vers l’esprit scientifique, encourager l’initiative et l’innovation chez les étudiants universitaires par les enseignants-chercheurs et les orienter vers « une étude de cas objective » avant de chercher un travail dans les institutions ou bien vers le travail technique même dans le domaine de gestion classé en « sciences douces », ainsi que les encourager à créer leur propre entreprise.
– Créer des statuts d’étudiants entreprenariats.
Transférabilité
Le Liban a reçu deux candidatures dans le cadre de l’appel d’offres pour l’attribution des licences d’exploration et de production d’hydrocarbures offshore de cinq des dix blocs de la Zone Économique Exclusive (ZEE) libanaise. Un consortium, composé de deux opérateurs : le géant français Total et l’italien ENI et d’un non-opérateur : la compagnie russe Novatek, a soumis à l’Autorité du Pétrole (LPA) deux offres distinctes pour le bloc 4 (au centre) et le bloc 9 (au sud). Pour la première fois de son histoire, le Liban a signé le 9 février 2018 des contrats d’exploration offshore, avec ce consortium mené par Total, Eni et Novatek. Cet accord pave la voie au pays du Cèdre pour entrer dans le club des pays producteurs et exportateurs de pétrole et de gaz naturel. Une providence pour un pays dont la dette publique atteint 96 milliards de dollars américains y compris CÈDRE, soit plus que 150% du PIB. Le modèle peut être mis en place par la prise en compte d’autres blocs et appels d’offres internationaux.
Durabilité
Les développements de ce projet pour les années à venir se manifestent par la création d’un Conseil Supérieur de l’Énergie englobant aussi bien plusieurs ministères (Énergie et Eau, Industrie, Économie, Finance, Éducation et Enseignement Supérieur, Planification, Affaires Étrangères et d’autres) que la présidence de la République, le Parlement, des experts indépendants et la société civile qui seront tous associés à ce projet. Les mécanismes prévus pour assurer la durabilité de ce projet au-delà de sa durée de vie prévue se résument par le fait de continuer l’exploration, la détection et l’exploitation de pétrole et de gaz dans la ZEE libanaise pour une durée de 50 ans au minimum.
Caractère Innovant
Les facteurs favorisant le succès de l’initiative et les innovations introduites de ce projet se résument par le caractère innovant du facteur de relance économique puisqu’il est un vrai besoin obligatoire pour développer et sauver l’économie libanaise en situation de déficit tout en transférant le savoir-faire des pays spécialisés dans ce domaine et en utilisant les nouvelles technologies. Malgré que cette découverte n’est pas une garantie de prospérité pour le peuple, elle garantit la couverture des besoins énergétiques nationaux, la possibilité éventuelle d’exportation pouvant générer des revenus considérables, le règlement de la dette publique, la grande aisance des finances publiques, la création d’emplois et le lancement des projets de développement dont le pays a un si grand besoin dans les différents domaines des infrastructures, de la santé, de l’éducation, de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme, etc. Une étude élaborée tout récemment par la Banque Audi évoque, après bien d’autres, les retombées positives et loin d’être négligeables d’une telle perspective sur les différents secteurs de l’économie libanaise. Elle estime en particulier plusieurs centaines de dollars américains, soit près du décuple de la dette extérieure et 14 fois le PIB actuel du Liban, la valeur des réserves pétrolières et gazières supposées jusqu’ici exister sous les eaux territoriales. La banque prend toutefois la précaution de préciser que ses estimations sont basées sur les chiffres avancés par le Ministère de l’Énergie et de l’Eau et par les compagnies qui ont procédé à des travaux d’exploration.
Impact
Les changements induits par ce projet auprès des bénéficiaires et dans l’écosystème sont nombreux et diversifiés. Les perspectives énergétiques soulèvent un grand espoir au sein de la société civile libanaise. L’exploitation des gisements pourrait non seulement rapporter plusieurs milliards de dollars à l’État et donc éponger sa dette publique et rendre le pays capable de couvrir ses besoins énergétiques pendant de longues années mais aussi garantir l’avenir des générations futures. D’après un rapport basé sur les enquêtes sismique 3-D menées au large du pays par Spectrum et d’autres entreprises, le Liban pourrait gagner plus de 100 milliards de $ de recettes au cours des 20 prochaines années si les estimations des ressources potentielles se révèlent être correctes. L’État libanais a prévu trois types de rentrées d’argent. En premier lieu, il percevra une redevance d’exploitation, payée par les compagnies pétrolières qui exploitent les blocs. Elle représentera 4% de la production de pétrole et de gaz. Le gouvernement percevra ensuite sa part des revenus de production − 4% pour les extracteurs de pétrole, entre 5 et 12% pour les producteurs de gaz − puis ponctionnera l’impôt de 15% sur les sociétés. Tout ceci sans compter le loyer que devront payer les compagnies et d’autres taxes qui pourraient être ajoutées. Au total, l’État cherche à engranger 60% des profits, contre 40% pour les contractuels. Il pourrait donc passer de la situation d’un pays largement endetté à un pays excédentaire ; un scénario qui conduirait à une transformation majeure des perspectives économiques du pays.
Les avantages de ce projet se résument donc en plusieurs points :
– Avoir des retombées positives sur les différents secteurs de l’économie libanaise,
– Créer les conditions favorables au développement des talents de l’inestimable « or gris », le capital humain inappréciable ayant un haut niveau d’éducation et un esprit d’innovation,
– Embaucher les jeunes diplômés avec une formation nécessaire,
– Limiter l’immigration devenue de plus en plus ascendante,
– Profiter de l’expérience, des moyens et de l’esprit d’entreprise d’une diaspora qui a fait sa preuve aux quatre coins de la planète.


