Réseau Méditerranéen pour l’Employabilité

Pôle management projet professionnel et personnel

Le Pôle Management Projet Professionnel et Personnel existe à l’ENSGSI (École Nationale Supérieure en Génie des Systèmes et de l’Innovation) de Nancy. Cela fait 22 ans que l’école forme les étudiants ingénieurs aux « soft-skills » et depuis l’école a renouvelé ses apprentissages en savoir-être.  Désormais, sur les trois années du cycle d’ingénieur, les cours dédiés aux “soft skills” prennent un tiers du temps. Il y a notamment des cours de communication non-verbale, de clown-théâtre, de négociation, d’animation de réunion, de prise de parole, de management d’équipe…etc.  La pédagogie par projet est privilégiée ainsi que les mises en situation. L’équipe encadrante est composée de trois personnes en interne et de sept intervenants extérieurs (artistes, musicothérapeutes, philosophes…). L’objectif selon Martine Tani, responsable du pôle, est de permettre aux étudiants d’atteindre une « autonomie et maturité émotionnelle » et qu’ils ne restent pas formatés dans le cadre du « nous devons savoir ».

Données de contact des acteurs impliqués

  • Nom et Prénom : TANI Martine
  • Qualité : Responsable du développement personnel et managérial
  • Organisation : Ecole Nationale Supérieure en Génie des Systèmes et de l’Innovation de Nancy
  • Adresse : 8, rue Bastien Lepage – BP 90647 – 54010 NANCY Cedex, FRANCE     
  • Téléphone :
  • Email :
  • Site web : http://www.ensgsi.univ-lorraine.fr/formations/titre-b2/
  • Nom et Prénom :
  • Qualité : Contact
  • Organisation : Ecole Nationale Supérieure en Génie des Systèmes et de l’Innovation
  • Adresse : 8, rue Bastien Lepage – BP 90647 – 54010 NANCY Cedex, FRANCE
  • Téléphone : 03 83 19 32 32
  • Email : messagerie automatique sur le site dans l’onglet « Contact »     
  • Site web : http://www.ensgsi.univ-lorraine.fr/?lang=fr_fr

Ancrage dans son contexte

Cette pratique est parfaitement ancrée dans son contexte car elle répond aux besoins des recruteurs du secteur de l’ingénierie. En effet, ces derniers affirment chercher de plus en plus de jeunes diplômés capables de rencontrer des clients, d’écouter leurs besoins et d’avoir une approche analytique car ils seront précisément amenés à rencontrer les partenaires avec qui ils travaillent sur les dossiers.

La fonction d’ingénieur a donc évolué et s’est complexifiée ces dernières années. Les capacités relationnelles, la connaissance de l’environnement, la compréhension des enjeux politiques, sociaux et culturels mondiaux, et  le sens du leadership sont de plus en plus recherchés et testés par les recruteurs lors des entretiens. Cette formation permet ainsi de faire réellement correspondre la formation et le marché de l’emploi du secteur de l’ingénierie.

Le groupe cible principal que représentent les étudiants est directement atteint par cette pratique dans la mesure où c’est l’école elle-même qui porte cette initiative.

Visibilité de l’action

Il n’y a pas d’actions de communication mises en place autour de cette pratique, elle ne bénéficie donc pas d’un rayonnement qui pourrait peut-être agrandir son champ d’action même si l’école elle-même reste très active sur ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter et YouTube) pour relayer ses activités et événements organisés.

La principale visibilité trouvée sur les derniers mois est un article en ligne publié en novembre 2015 sur EducPros.fr (par  le site l’Étudiant) intitulé « Écoles d’ingénieurs : les “soft skills” montent en puissance ». L’article traite du nouveau profil des ingénieurs recherché par les recruteurs. Le Pôle Management Projet Professionnel et Personnel de l’ENSGSI de Nancy est mentionné comme exemple d’Unité d’Enseignement pour le développement des « soft-skills » pleinement intégré dans le tronc commun de la formation d’ingénieur.

Transférabilité

Cette pratique apparaît comme étant transférable car beaucoup d’écoles d’ingénieurs proposent déjà cette catégorie de cours mais peut-être la plupart du temps en moins développés. En effet en France, selon une étude de septembre 2015 de l’association Pasc@line, les cours de développement des soft-skills ne représentent que 59% en tronc commun. Néanmoins il s’agit plus simplement d’une volonté de la part des responsables de la formation d’intégrer davantage ce type de cours.

La transférabilité, notamment des écoles d’ingénieurs vers l’Université, peut-être un peu plus compliquée car il existe des cursus entièrement dédiés aux Sciences Humaines et Sociales. Cependant, il serait éventuellement envisageable d’ajouter des cours qui peuvent être pour certains optionnels dans des formations autres que les SHS. La transférabilité de ce pôle pourrait donc s’adapter en fonction de chaque spécialisation.

Durabilité

Cela fait plusieurs années que ces cours sont dispensés à l’ENSGSI de Nancy et l’école semble avoir pour vocation de continuer à les faire perdurer dans la formation d’ingénieur tout en étant évidemment soumis à des ajustements au fil des années. Cela a par ailleurs déjà été le cas puisque l’école a renouvelé il y a quelques temps ses apprentissages en matière de savoir-être et à allonger le temps dédié à ces cours (ils représentent désormais un tiers du temps sur les trois années du cycle d’ingénieur).

Ce renouvellement des apprentissages démontre une recherche d’adaptation aux besoins actuels du marché du travail et du secteur ainsi qu’une volonté d’y répondre pour réussir à exister de façon durable.

Caractère Innovant

Les écoles d’ingénieurs ont presque depuis toujours eu une part de sciences humaines et sociales dans leurs cursus. Beaucoup en France proposent au moins un cours ou un stage en lien avec les « soft skills » ce qui permet de penser que  ce pôle n’est pas entièrement innovant.

Cependant, le temps qui y est consacré aux « soft-skills » ainsi que le large éventail de cours proposé (qui sont par ailleurs relativement peu communs dans des universités et même des écoles), participent sans doute au caractère innovant du projet.

De plus, l’intervention de professionnels complètement externes à l’école participe aussi très certainement au succès de cette pratique.

On peut ajouter que le caractère renouvelable des apprentissages en développement de « soft-skills » dans cette école implique une recherche régulière d’innovation et d’adaptation afin d’assurer un succès durable.

Enfin, on peut affirmer que cette pratique représente un succès pour l’école puisque cela fait plus de 20 ans que ce type de cours y est dispensé.

Impact

L’impact principal visé par l’école est de faire en sorte que les étudiants ne se cantonnent pas uniquement au cadre du savoir mais qu’ils parviennent à développer davantage leur savoir-être en atteignant une certaine « autonomie et maturité émotionnelle ».  Ces cours les préparent donc correctement à leur entrée sur le marché du travail dans leur secteur et à correspondre aux besoins des recruteurs. En effet, l’objectif à l’issu de ces trois années de cours est d’avoir formé des diplômés certes, qualifiés, mais aussi capables de rencontrer les clients et de les écouter.

Il reste cependant difficile d’évaluer davantage l’impact du pôle en raison du manque d’informations diffusées.

Share on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+